Golin Harris, le choix du changement

 

 

 

 

 

 

Par Pierre-Hubert Meilhac, Directeur Général de Golin Harris France,
Membre de Syntec RP

L’instantanéité du web social a bouleversé les processus de formation de l’opinion et plus largement les relations qu’entretiennent les marques, entreprises, institutions avec leurs publics. Convaincue que la réponse à ces nouveaux enjeux passe par une nouvelle façon d’appréhender la communication, GolinHarris a simplement fait exploser le modèle des agences de RP en créant G4.

Substituant le modèle traditionnel basé sur l’empilement de consultants multitâches, G4 introduit 4 communautés d’hyper spécialistes travaillant ensemble: des spécialistes des enjeux business et des marchés (Strategists), des créatifs capables de transformer ces insights en idées novatrices et d’en imaginer l’histoire et les contenus (Creators), des spécialistes des médias (earned, shared, owned) capables de toucher les audiences sur tous les canaux (Connectors) et enfin ceux que nous appelons les Catalysts, qui assurent l’intégration des campagnes pour nos clients et sont capables de les amener vers le changement.

Une organisation novatrice saluée par nos clients, l’industrie et nos collaborateurs.

Retrouvez ci-dessous la vidéo illustrant ce pari gagnant.

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Au nom de l’urgence, la communication détruit de l’envie!

 

 

 

 

 

 

Par Olivier Bas, Vice-président d’Havas Paris, membre de Syntec RP.
Information traitée dans Stratégies Magazine n°1747

Il n’y a pas de performance sans envie, car l’envie est un désir qui inspire la volonté d’agir, alimente le besoin de s’engager et donne à un collectif l’énergie d’entreprendre. Pourtant, au nom de la performance qu’elle est censée servir, la communication détruit l’envie des salariés.

Aujourd’hui, grâce ou à cause de la puissance du digital, tout va vite, trop vite parfois. Une information chasse l’autre et leur «durée de vie» est de plus en plus courte. Obsédées par la nécessité d’occuper le terrain rapidement pour faire face à tout ce qui se raconte dans les médias et sur la toile, les entreprises confondent communication et information. Elles oublient que leurs salariés internautes, victimes «d’infobésité» ont du mal à faire le tri et à se protéger émotionnellement d’une actualité polarisée sur les événements négatifs fussent-ils sans lendemain.

Communiquer avec ses salariés implique davantage qu’un échange rapide d’informations. Ce n’est pas le dialogue qui détériore le climat émotionnel d’une entreprise, c’est bien l’absence de dialogue. Ce n’est pas l’expression des émotions négatives qui détruit l’envie, c’est le couvercle que l’on pose dessus. La communication est un puissant levier d’envie, mais à une seule condition, substituer aux «diffuser rapidement à…», le «prendre du temps pour parler avec…».

Pour cela, acceptons une idée simple: la fonction première d’un manager n’est pas d’être une courroie de transmission qui relaie sagement des messages et remonte avec discipline des informations. La valeur ajoutée d’un manager est de transmettre des convictions et l’envie qui va avec. Arrêtons de produire des kits perroquets, des argumentaires prêts à l’emploi, des Q&A prêts à utiliser. Au nom de la bataille de la vitesse, nous perdons la bataille de l’intelligence et sans même s’en rendre compte, nous produisons du «prêt-à-penser», destructeur de convictions. C’est ainsi que l’on assiste à des situations surréalistes où les managers ânonnent sans conviction devant leur équipe le même discours que celui qu’ils ont subi et finissent leur intervention par cette phrase protectrice qui ferme tout débat: «Vous n’avez pas de questions?» Quant aux moins courageux, à moins qu’il ne s’agisse des plus malins, ils photocopient avec application les documents en question et les distribuent ensuite à leurs collaborateurs.

Imprécis pas de deux

Il est castrateur de vouloir confiner les managers dans un rôle de répétiteur car pour être convaincants, il faut qu’ils soient convaincus. Cette conviction ne se décrète pas. Elle se fabrique avec eux, en leur permettant d’exprimer ce qu’ils ressentent face aux discours de leurs dirigeants, ce qui les inquiète ou ce qu’ils trouvent injuste afin de dépasser leur peur et leur colère. Il faut ensuite réactiver leur désir, en les laissant exprimer ce qui leur donne de l’espoir, ce qui leur procure du plaisir. Alors et seulement alors, ils peuvent se réapproprier le discours quitte à le trahir un peu. Ce qui est important, ce n’est pas la précision mécanique du message mais l’enthousiasme avec lequel on le partage. Car si l’intention des managers est bonne, leur communication l’est aussi.

Au nom de l’urgence, la communication détruit de l’envie!

Tous les communicants le savent, autant qu’ils le redoutent. Et dans un pas de deux imprécis, veulent libérer l’expression tout en continuant à la contrôler. C’est sur ce paradoxe que se bâtissent bon nombre de stratégies de communication, des stratégies qui veulent favoriser les remontées d’information du terrain et les filtrer, donner la parole aux salariés et la censurer, permettre à chacun de donner son avis sur l’intranet et modérer les propos mis en ligne, laisser s’exprimer les vraies questions et ne retenir que celles qui permettent à la Direction générale de faire passer son message…

Quand les entreprises traversent des périodes économiquement et socialement difficiles, leur reflexe premier est aussi de réduire les temps d’expression car le temps est prioritairement consacrée à l’action. Elles suppriment ainsi toutes les occasions de rencontres et d’échanges qui maintiennent la cohésion alors qu’elles devraient les encourager. Il ne s’agit pas d’être dispendieux dans la forme des rencontres, seulement exigeant dans le contenu qu’elles abordent et dans la posture de dialogue qu’elles nécessitent.

Ce dont a besoin un individu pour retrouver l’envie, lorsqu’il traverse une période de doute ou qu’il est confronté à des incertitudes, c’est justement de sentir qu’il appartient à une communauté, une communauté où les choses sont dites, où l’on se parle. Parce que l’expression redonne du sens collectif et permet à chacun de se sentir moins seul. Pour faire de la communication un générateur d’envie, il faut à nouveau encourager toutes les formes ouvertes de discussion et de débats pour que se régulent les opinions, se forgent collectivement des convictions qui donnent du sens et se partagent des d’émotions qui créent du lien.

 

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Agora Automne – Le Debrief

 

Par Anthony Courtat @acourtat
Directeur Conseil de Waggener Edstrom
Pilote de l’Agora d’automne 2013 de Syntec RP


Agora d’automne Syntec RP dédiée à la #com2dirigeant : le débrief !

 

 

 

Il y a des jours comme ça où l’Agora vous nourrit ! Celle d’automne organisée par @syntec_rp, ses agences membres et partenaires, qui s’est tenue hier matin à l’Université Paris Dauphine, n’a pas failli à la règle. Sa thématique, un sujet d’actualité: #dirigeants et communicants, enjeux de la prise de parole (2.0).

Avec l’avènement du numérique, ce sujet est au cœur du questionnement des dirigeants. Leur mission première est bien de manager. Pourtant, volontaires ou contraints, ils doivent désormais ajouter une nouvelle corde à leur arc de compétences et de responsabilités : la communication. Ils se demandent dès lors comment faire, comment engager leur mue (numérique), tout en veillant sur leur actif principal : la réputation de l’entreprise. Quels sont les enjeux ? Leurs freins ? Le digital ferait-il si peur pour que l’engagement de nos dirigeants (CAC40, PME) soit si faible ?

Pour certains, il est appréhendé comme un OVNI incontrôlable (pour Objet Viral Non Intégré).  Il renvoie à des peurs naturelles, celle de l’inconnu, du #fail, de la perte de contrôle et d’anonymat. Ceux-là sont plutôt partisans de la parole rare, du « vivons heureux, vivons cachés ». Pour d’autres, plus curieux, parfois téméraires, ou tout simplement « digital natives », le digital est un eldorado, un espace d’expression créateur de valeur et d’opportunités. Ici, il ne s’agit évidemment pas de porter un jugement sur ces profils, leurs craintes et motivations sont légitimes. Chaque posture est louable à condition qu’elle soit en cohérence avec les objectifs et la stratégie de l’entreprise. Un premier enseignement de l’Agora.

Le #digital vient bousculer les codes et pratiques de communication. Le conversationnel prend le pas sur la logique « Top down ». L’outil digital a transformé la relation entre l’entreprise et ses publics. A l’ère du multi-écrans et du Smartphone, sous la pression du consom’acteur, de l’activisme online croissant, sans négliger les nouvelles tendances du fast checking, newsjacking, le dirigeant se (re)trouve épié, attendu. Il est de plus en plus au cœur de toutes les attentions et attise la curiosité de ses publics.

Au terme de 2h de débats animées par l’excellent Pascal Berthelot, journaliste à Europe 1, la conclusion émerge comme une évidence. Il ne s’agit déjà plus de se demander : faut-il y aller ? Mais plutôt : pourquoi et comment ? En effet, il n’y a évidemment pas d’obligations. Les seules qui valent en communication du dirigeant, 2.0 ou non d’ailleurs : être à l’écoute, comprendre les outils, les comportements et usages, se préparer, définir une stratégie (planning, contenus, canaux). Elles doivent précéder l’action. Ceci afin de garantir la congruence entre la communication du dirigeant et celle de l’entreprise.

En intégrant la prise de parole (2.0) du dirigeant au mix MarCom de l’entreprise, en la pensant au regard de la stratégie d’entreprise et des attentes de ses publics internes/externes, elle peut affirmer sa culture, soutenir ses affaires, développer son image et améliorer sa relation client, servir son recrutement et sa gestion RH. Une opportunité à saisir, ne pensez-vous pas ? Nous, professionnels de la communication, nous en sommes convaincus !

Autre enseignement de la conférence : « Mieux vaut se taire si l’on n’a rien à dire », pouvions-nous entendre hier matin. Attention en effet ! Ce qui est primordial est d’apporter de la valeur à son audience. Il faut également prêter une attention particulière au mélange des genres (pro/perso), à la tonalité et au wording utilisé car ne l’oublions pas « tout ce que vous dites pourra être retenu contre vous » ! #mémoireduWeb. Au-delà de la stratégie et du contenu, chaque élément de posture (qui suis-je et d’où je parle ?) et de langage compte. Les dirigeants et communicants en sont tous conscients, reste qu’en pratique, la parole dérape parfois. Le dernier Tweet de @NPolony en est un exemple criant #Fail! Cependant, il faut accepter l’une des règles du Web : la perte de contrôle. Une fois lancée sur la toile, la parole est à la merci de l’interprétation et de l’usage qu’en fait le public. Les dirigeants pèsent (parfois trop) le risque car ils savent que l’empreinte numérique n’est pas une fiction, que la contrainte nouvelle vers plus de transparence exigée par les publics, tout comme le culte de l’immédiateté et de l’hyper réactivité les invitent parfois à perdre le fil conducteur de leur communication. Mieux vaut dès lors « tourner 7 fois son doigt dans sa main avant de Twitter », ou d’engager sa voix dans les médias traditionnels et en mode 2.0.

Pour finir et plutôt qu’un long discours, « j’ai 140 caractères pour vous dire que le hashtag #com2dirigeant vous apportera l’éclairage  suffisant sur la teneur/la qualité des débats ».  D’ailleurs, petite satisfaction, il fut « Trend topic » sur la matinée.

Nous avons pris un plaisir non dissimulé à organiser cette Agora. Une formidable aventure humaine et professionnelle grâce à l’équipe de co-pilotage soudée et animée par le goût de l’Excellence.
Autre motif de satisfaction, l’Agora d’automne a également su trouver son public avec plus de 250 inscrits. Son succès tient évidemment à deux clés qui font la réussite d’un événement : un sujet porteur et porté par un panel de speakers de très grande qualité

Merci à tous les intervenants, dirigeants/communicants, agitateurs de neurones et de curiosité, visionnaires et leaders de pensée qui ont pris part à l’Agora.

Un grand merci également à nos partenaires (MEDEF, UDA, TweetBosses, Aura Mundi, Culture RP, Stratégies, l’Université Paris Dauphine et son Master CMI).

A vos agendas ! Nous vous donnons rendez-vous, le 17 janvier 2014, pour notre prochain événement: ReputationWar, édition 2.

Agora d’automne Syntec RP dédiée à la #com2dirigeant : le débrief !
Il y a des jours comme ça où l’Agora vous nourrit ! Celle d’automne organisée par @syntec_rp, ses agences membres et partenaires, qui s’est tenue hier matin à l’Université Paris Dauphine, n’a pas failli à la règle. Sa thématique, un sujet d’actualité: #dirigeants et communicants, enjeux de la prise de parole (2.0).
Avec l’avènement du numérique, ce sujet est au cœur du questionnement des dirigeants. Leur mission première est bien de manager. Pourtant, volontaires ou contraints, ils doivent désormais ajouter une nouvelle corde à leur arc de compétences et de responsabilités : la communication. Ils se demandent dès lors comment faire, comment engager leur mue (numérique), tout en veillant sur leur actif principal : la réputation de l’entreprise. Quels sont les enjeux ? Leurs freins ? Le digital ferait-il si peur pour que l’engagement de nos dirigeants (CAC40, PME) soit si faible ?
Pour certains, il est appréhendé comme un OVNI incontrôlable (pour Objet Viral Non Intégré).  Il renvoie à des peurs naturelles, celle de l’inconnu, du #fail, de la perte de contrôle et d’anonymat. Ceux-là sont plutôt partisans de la parole rare, du « vivons heureux, vivons cachés ». Pour d’autres, plus curieux, parfois téméraires, ou tout simplement « digital natives », le digital est un eldorado, un espace d’expression créateur de valeur et d’opportunités. Ici, il ne s’agit évidemment pas de porter un jugement sur ces profils, leurs craintes et motivations sont légitimes. Chaque posture est louable à condition qu’elle soit en cohérence avec les objectifs et la stratégie de l’entreprise. Un premier enseignement de l’Agora.
Le #digital vient bousculer les codes et pratiques de communication. Le conversationnel prend le pas sur la logique « Top down ». L’outil digital a transformé la relation entre l’entreprise et ses publics. A l’ère du multi-écrans et du Smartphone, sous la pression du consom’acteur, de l’activisme online croissant, sans négliger les nouvelles tendances du fast checking, newsjacking, le dirigeant se (re)trouve épié, attendu. Il est de plus en plus au cœur de toutes les attentions et attise la curiosité de ses publics.
Au terme de 2h de débats animées par l’excellent Pascal Berthelot, journaliste à Europe 1, la conclusion émerge comme une évidence. Il ne s’agit déjà plus de se demander : faut-il y aller ? Mais plutôt : pourquoi et comment ?
En effet, il n’y a évidemment pas d’obligations. Les seules qui valent en communication du dirigeant, 2.0 ou non d’ailleurs : être à l’écoute, comprendre les outils, les comportements et usages, se préparer, définir une stratégie (planning, contenus, canaux). Elles doivent précéder l’action. Ceci afin de garantir la congruence entre la communication du dirigeant et celle de l’entreprise.
En intégrant la prise de parole (2.0) du dirigeant au mix MarCom de l’entreprise, en la pensant au regard de la stratégie d’entreprise et des attentes de ses publics internes/externes, elle peut affirmer sa culture, soutenir ses affaires, développer son image et améliorer sa relation client, servir son recrutement et sa gestion RH. Une opportunité à saisir, ne pensez-vous pas ? Nous, professionnels de la communication, nous en sommes convaincus !
Autre enseignement de la conférence : « Mieux vaut se taire si l’on n’a rien à dire », pouvions-nous entendre hier matin. Attention en effet ! Ce qui est primordial est d’apporter de la valeur à son audience. Il faut également prêter une attention particulière au mélange des genres (pro/perso), à la tonalité et au wording utilisé car ne l’oublions pas « tout ce que vous dites pourra être retenu contre vous » ! #mémoireduWeb. Au-delà de la stratégie et du contenu, chaque élément de posture (qui suis-je et d’où je parle ?) et de langage compte. Les dirigeants et communicants en sont tous conscients, reste qu’en pratique, la parole dérape parfois. Le dernier Tweet de @NPolony en est un exemple criant #Fail! Cependant, il faut accepter l’une des règles du Web : la perte de contrôle. Une fois lancée sur la toile, la parole est à la merci de l’interprétation et de l’usage qu’en fait le public. Les dirigeants pèsent (parfois trop) le risque car ils savent que l’empreinte numérique n’est pas une fiction, que la contrainte nouvelle vers plus de transparence exigée par les publics, tout comme le culte de l’immédiateté et de l’hyper réactivité les invitent parfois à perdre le fil conducteur de leur communication. Mieux vaut dès lors « tourner 7 fois son doigt dans sa main avant de Twitter », ou d’engager sa voix dans les médias traditionnels et en mode 2.0.
Pour finir et plutôt qu’un long discours, « j’ai 140 caractères pour vous dire que le hashtag #com2dirigeant vous apportera l’éclairage  suffisant sur la teneur/la qualité des débats ».  D’ailleurs, petite satisfaction, il fut « Trend topic » sur la matinée.
Nous avons pris un plaisir non dissimulé à organiser cette Agora. Une formidable aventure humaine et professionnelle grâce à l’équipe de co-pilotage soudée et animée par le goût de l’Excellence. Autre motif de satisfaction, l’Agora d’automne a également su trouver son public avec plus de 200 inscrits. Son succès tient évidemment à deux clés qui font la réussite d’un événement : un sujet porteur et porté par un panel de speakers de très grande qualité
Merci à tous les intervenants, dirigeants/communicants, agitateurs de neurones et de curiosité, visionnaires et leaders de pensée qui ont pris part à l’Agora.
Un grand merci également à nos partenaires (MEDEF, UDA, TweetBosses, Aura Mundi, Culture RP, Stratégies, l’Université Paris Dauphine et CMI).
A vos agendas ! Nous vous donnons rendez-vous, le 17 janvier 2014, pour notre prochain événement: RéputationWar, édition 2. 

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Etude Aura Mundi sur les Usages et pratiques de Twitter en France – Novembre 2013

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L’Influenceur digital possèdera-t-il un jour une carte de presse ?

Par Nicolas Boccaccio
Groupe Profile PR – Dirigeant de BRING!
Membre de Syntec Conseil en Relations Publics

 

 

 

 

Il n’y a pas un jour où nos équipes ne contactent un twittos, un youtuber ou autre blogueur influent. Ils font désormais partie de notre quotidien d’agence de relations presse et publics, de nos interlocuteurs réguliers comme pouvaient l’être jusqu’alors les journalistes. Ils bénéficient d’une approche stratégique spécifique, sont pleinement intégrés dans nos bases, présents aux événements que nous organisons, systématiquement comptabilisés dans nos reportings…

Leur rôle est important, leur influence digitale indéniable, cependant aujourd’hui ils ne sont pas considérés comme des journalistes. Le seront-ils un jour ? Doivent-ils l’être ? Avec quel statut ? Journaliste à part entière ? Assimilé journaliste ? Free-lance ? La question mérite d’être posée !

Certes, si nous nous référons de manière stricte à la définition de l’obtention d’une carte de presse, dont la dernière modification date de 1984 : « Est journaliste professionnel toute personne qui a pour activité principale, régulière et rétribuée l’exercice de sa profession dans une ou plusieurs entreprises de presse, publications quotidiennes et périodiques ou agences de presse et qui en tire le principal de ses ressources », les twittos, youtubers, blogueurs en tout genre ne sont pas prêts à détenir le sésame … sachant qu’aujourd’hui ils sont encore très peu à en tirer des revenus réguliers.

N’est-il néanmoins pas temps de lancer le débat de la création d’une carte « de presse » qui leur serait dédiée, qui leur définirait un statut ainsi qu’un code de déontologie ad hoc ? En l’état, les influenceurs digitaux ne peuvent pas être assimilés à des journalistes, sujet polémique s’il en est à maints égards. En revanche, ils ne peuvent pas non plus ne pas être considérés comme des médias à part entière comme a pu l’être la radio en son temps. Leur statut est tout autre et reste à inventer.

Si nous considérons Twitter comme un média, que désormais certains blogs possèdent une audience équivalente à un magazine papier, en quoi un blogueur, à la notoriété établie, à l’influence réelle, au public ciblé, à la communauté engagée et fidèle, ne pourrait-il pas prétendre au précieux sésame qui finalement lui permettrait peut être d’en faire une activité à temps plein ?

Tous les critères d’une « carte de presse nouveaux médias » sont à inventer afin de tirer vers le haut une profession qui n‘en est pas encore une, mais qui chaque jour se professionnalise ! Valorisons rapidement le travail effectué par ces youtubers, blogueurs et autres twittos qui sont désormais également nos interlocuteurs.

Cette interrogation devient de plus en plus prégnante, notamment lors de grandes manifestations, de grands événements nécessitant d’accréditer au préalable les journalistes. Comment devons-nous alors traiter ces youtubers, ces bloggeurs ? Devenons-nous les accréditer de fait ? Les considérer comme des journalistes ? Sur quelles critères devons-nous décider ou non de les accréditer ? Le débat est ouvert et à mon avis pour longtemps …

Engageons-nous par ce biais auprès de cette nouvelle génération de communicants, auprès de tous ces jeunes qui créent de la valeur communicative et ont la volonté d’entreprendre !

Tribune parue le 31 octobre 2013 dans Stratégies

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